Bonjour, ami lecteur.
Me voici de retour pour une rentrée qui s'annonce au mieux. Je présente 52 des plaques Mystic Flowers dans le hall du Centre d'Innovation Technologique, sur le site universitaire de Cherbourg-Octeville. Cette exposition, organisée par l'ADPESRANC
(Association pour le Développement et la Promotion de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Appliquée dans le Nord-Cotentin) marque la reprise d'activités du Centre, avec une nouvelle équipe. Voici quelques images de l'installation et les photos de l'inauguration.
















le jour de l'inauguration





La solution à 52%
Cette installation présente 52 des 100 estampes qui composent la série des Mystic Flowers, série réalisée entre le 05 janvier 2007 et le 16 avril 2008. Chaque estampe est obtenue à partir d’une même matrice en plâtre, de 95 cm x 95 cm, sans cesse retravaillée. L’obtention des estampes s’apparente au moulage. La matrice est gravée puis peinte avec des pigments dilués ou dessinée avec des pastels secs avant d’être recouverte de plusieurs couches de colle acrylique. Une fois sèche, la colle forme une pellicule translucide. Après décollage de la pellicule, l’estampe ainsi produite est marouflée sur une plaque de plexiglas de 1m2, ce qui permet une lecture recto/verso, comme une diapositive.
Cette série m’a permis de tester dans la durée les multiples possibilités permises par cette technique, que j’ai mise au point et avec laquelle je travaille depuis déjà 15 ans. Je considère que la série des Mystic Flowers est l’aboutissement de mes recherches sur l’estampe et qu’elle constitue d’une certaine manière mon chef-d’œuvre (de même que les bâtisseurs de cathédrales devaient produire un chef d’œuvre pour accéder à la maîtrise de leur métier).
Cet aboutissement n’est pas une fin en soi. La pratique de l’estampe et cette technique particulière offrent encore de nombreuses voies qu’il me reste à explorer.
L’iconographie des œuvres est puisée dans le fond commun propre aux civilisations premières (art rupestre, peuples des mégalithes, tribus aborigènes, africaines, sud-américaines, asiatiques…) aussi bien que dans le creuset métaphorique d’images alchimiques et ésotériques. Ces références sont fondues, mixées et cryptées, de manière à former un mélange d’archétypes suffisamment ouvert pour que le spectateur puisse se projeter mentalement à la surface du tableau et y trouver ce qu’il cherche, selon ses préoccupations, sa culture ou ses centres d’intérêt.
Ne me demandez pas d’explications sur le contenu de mes travaux, je ne sais pas moi-même pourquoi je trace certains signes plutôt que d’autres. Les maîtres à penser sont légion. Moi, je donne simplement à voir.

