Bonjour, ami lecteur de mon blougue. Aujourd’hui, je vais t’expliquer pourquoi je me revendique étymologiquement comme Luciférien.
Lucifer signifie en latin : « porteur de lumière (lux fero) ». Ce nom a pour origine la traduction latine, dans la Vulgate, du Livre d'Isaïe 14.12 par Saint Jérôme, qui traduisit le nom Heylel (nom de la planète Vénus en hébreu) par Lucifer.
Dans la Septante (version grecque ancienne de la totalité des Écritures bibliques) Heylel deviendra Éosphoros que Jérôme traduira dans sa Vulgate par Lucifer.
La Vulgate, du latin Vulgata, vulgaire au sens de « commune » est la traduction de la Bible en latin réalisée en grande partie par Jérôme de Stridon au début du Ve siècle, et reconnue comme « authentique » par l'Église catholique lors du concile de Trente en 1545, en réponse aux demandes formulées par Martin Luther dans le cadre de la Réforme protestante.
Si l’on en croit l’Encyclopédie Hébraïque (et j’aurais fortement tendance à la croire ; le peuple juif étant le plus apte à interpréter l’Ancien Testament), en réalité, dans Isaïe, le prophète parle de la chute de Heylel ben Shakhar :
« Il est évident que le prophète attribue au roi babylonien [Heylel] une fierté démesurée, qui sera suivie d'une chute ; le concept est emprunté à une légende populaire en connexion avec l'étoile du matin (Vénus). Le prophète ferait donc un jeu de mots entre le nom du roi et la divinité orgueilleuse, fils de la divinité caanite ou babylonienne de l'aube, Shakhar. »
Dans la mythologie grecque, Éosphoros (qui amène l'aube) ou Phosphoros (qui amène la lumière), également nommée Lucifer chez les romains, désigne Vénus quand elle brille le matin.
Chez les Romains, le dieu Lucifer personnifiait la connaissance, à travers une figure qui mêlait des attributs d'Hermès et d'Apollon. Il fait aussi allusion aussi au géant Hypérion. Chez les grecs on retrouve la généalogie avec Hypérion et Théia, sa sœur, ayant eu pour enfants Hélios le soleil, Sélène la Lune et Eos l'Aurore. Ouranos le ciel et Gaïa la Terre sont les parents d'Hypérion.
Diane (Artémis) est une déesse lunaire. On l'appelle lucifera, porteuse de lumière. Lucifer, Phosphoros, Apollon, Lug ont des noms qui proviennent de la même racine.
Dans la mythologie grecque, Éosphoros (qui amène l'aube) ou Phosphoros (qui amène la lumière), également nommée Lucifer chez les romains, désigne Vénus quand elle brille le matin, tandis que les noms d'Hespéros/Vesper désignent le même astre brillant le soir. Il passe pour le fils d'Éos (l'Aurore), conçu avec Astraéos ou bien Céphale selon les auteurs. Il traverse le ciel peu avant l'aube qui précède elle même le jour. Tandis qu'Éos s'occupe du char d'Hélios (le Soleil), Éosphoros s'occupe du char de sa mère.
Quand les anciens se rendirent compte qu'Éosphoros et Hespéros n'étaient qu'un seul et même astre, Vénus, ils perdirent toute signification et disparurent, leur tâche étant alors dévolue à Hermès, le messager des dieux.
Et voilà ce qui arrive quand on n’est pas foutu de faire une traduction correcte. On transforme la planète Vénus (déesse de l’amour et de la beauté) en un symbole du mal nommé Lucifer. Symbole que les catholiques, qui ne lisent jamais la Bible et encore moins l’Ancien Testament, confondent d’ailleurs avec Satan, alors que ça n’a rien à voir (nous y reviendrons). Gérôme était bien brave et c’était sans doute un saint homme, mais il aurait mieux fait de planter des carottes plutôt que de se lancer dans la traduction des écritures. A moins qu’il n’ait reçu des consignes particulières…
« Simplifie, pas de mots compliqués, c’est la Vulgate, la version pour les blaireaux. Comment veux-tu qu’on les exploite si on ne les terrorise pas ? Alors, n’hésite pas à en rajouter une couche sur le diable, l’enfer et ses tourments. De toute manière, ils ne seront pas autorisés à interpréter les textes eux-mêmes (et puis quoi encore ?) Seul notre bon monsieur le curé sera habilité à le faire dans ses sermons dominicaux et encore, sous étroite surveillance de sa hiérarchie. »
Bien… Je vais peut-être arrêter là avec l’église catholique. Soyons clairs, je n’ai aucun problème avec les catholiques, qui comptent dans leurs rangs nombre de personnalités remarquables. J’aurais plutôt un souci avec les religions (du latin religio : qui réunit). Sous couvert de réunir les hommes, les religions ont toujours pris un malin plaisir à les voire s’entretuer, pour les prétextes les plus futiles. Des histoires de noms, par exemple : Yahvé, Jéhovah, Allah, et que sais-je encore. Alors que l’Eternel, il s’en fout éperdument de savoir comment on l’appelle, vu que de toute manière il ne répond pas. Il(Elle) a autre chose à faire, trop occupé(e) à essayer de panser les plaies que les nuisibles ouvrent sur cette planète.
Alors quand vous voyez des connards en appeler à Dieu ou à Allah, pour mieux faire passer leur soif de pouvoir, faites donc comme votre serviteur, Luciférien zélé, évoquez aussitôt les entités démoniaques ! C’est ainsi que chaque jour, mes lames à la main, j'oeuvre tout en priant pour que Georges Bush (ce taré terminé à la pisse) et son petit copain affairiste Ben Laden (entre autres sous-merdes) finissent dans le Sheol, où ils seront torturés inlassablement par des daïmons hilares qui s'amuseront à les transformer en pétrole. Car, qui a vécu par le Glaive périra par le Glaive. Amen !
Oh ! Le garçon était de bonne humeur ce matin ! Y'a des matins comme ça...

